Accessibilité
Les collectivités sont particulièrement concernées par la loi de 2005 sur l’accessibilité, qui exige de « permettre l’accès de tous à tout ».
Pour atteindre les objectifs fixés par la loi, la commune de Séné a fléché près de 400 000 € de dépenses entre 2016 et 2026, dépenses retracées dans un document spécifique : un Agenda d’Accessibilité Programmée (ADAP).
Cette somme ne prend pas en compte les aménagements réalisés lors de la création ou la rénovation de bâtiments ou d’aménagements publics (centre sportif Le Derf, Maison des Habitants, place Coffornic…). Ces travaux, variés et d’ampleurs différentes, ont transformé la ville.
L’Agenda d’Accessibilité Programmée (ADAP)
C’est un engagement juridique et financier de la commune, résultat d’un diagnostic complet réalisé au premier semestre 2015.
Cet agenda visait deux grands types de travaux à réaliser :
- Les cheminements extérieurs ;
- Les travaux d’aménagement intérieur
Au regard de la nature des locaux et de leurs usages, quatre niveaux d’action ont été priorisés pour les travaux d’aménagement intérieur :
- Priorité 1 : Locaux accueillant les jeunes et les associations.
- Priorité 2 : Locaux accueillant des services publics et du public.
- Priorité 3 : Lieux accueillant du public avec un faible niveau de fréquentation.
- Priorité 4 : Locaux dont l’usage est en réflexion.
Calendrier des réalisations
En début d’ADAP (2016-2017), la mairie de Séné s’est orientée en priorité vers les services de la Petite Enfance (écoles, restaurant scolaire) et l’école de musique. Par exemple, à l’école Dolto, les urinoirs et lavabos ont été abaissés et les portes élargies.
Puis, de nombreux autres bâtiments communaux ont été adaptés : installation de barres de relevage à Grain de Sel, mise en place de signalétique, suppression des ressauts, création de places de parking PMR aux Petits Patapons, mise en place de bandes d’éveil de vigilance, réalisation de cheminements PMR, rénovation des WC publics, etc.
Des investissements plus conséquents ont également été réalisés, comme l’installation d’un élévateur dans la salle des fêtes, le changement de l’ascenseur de la mairie, l’aménagement du parvis de l’Hôtel de ville et la mise en place d’un sol sportif adapté aux fauteuils roulants au centre sportif Le Derf.
L’inclusion au cœur des préoccupations
En 10 ans, les comportements et réflexions ont beaucoup évolué. Le handicap est désormais systématiquement pris en compte dans les projets. Commune, habitants et professionnels sont sensibilisés. Des pistes d’amélioration pourront être envisagées pour les années à venir : renforcer la sensibilisation et la communication autour de ces sujets, développer des partenariats avec l’agglomération, favoriser l’inclusion dans le sport associatif…
Au-delà des aménagements, c’est toute une politique d’inclusion qui s’est développée.
Les structures de la petite enfance sont accompagnées par le Pôle ressources Handicap du 56 et l’association Ba2i. Les équipes sont formées pour améliorer l’accueil des enfants en situation de handicap.
Dans les écoles, un dispositif spécifique permet d’inclure des élèves avec des troubles du neurodéveloppement en classe ordinaire. Un binôme d’agents «médiation et prévention» a également été créé pour échanger sur les situations d’enfants.
Partenaire du CCAS, l’Institut Médico-Éducatif (IME) du Bois de Liza, à Limur, est régulièrement invité à participer à des actions/animations de la Ville.
Le centre culturel Grain de Sel n’est pas en reste avec l’accueil de spectacles inclusifs, la Semaine Hors Normes ainsi que le développement d’un fonds accessibilité avec des ouvrages en gros caractères, une collection de livres «Facile à lire» et «DYS», des livres audios et des ouvrages en braille.

